Au stade Michel d'Ornano.
Le samedi 30 Mai 2009.
20924 spectateurs.
Arbitre : M. Lannoy
Assistants : MM. Benech et Hugo
4e arbitre : M. Jaffredo
EQUIPES :
SMCaen : Planté – Barzola, Lemaître, Gomis, Sorbon – Ben Khalfallah, Seube (cap.), Leca, Deroin – Yatabaré, Savidan.
Remplacements : Leca par Nabab à la 57e minute, Ben Khalfallah par Eluchans à la 70e minute et Seube par N'Diaye à la 80e minute.
Remplaçants non utilisés : Thébaux, Adnane, Toudic, Florentin.
Cartons jaunes : Sorbon à la 11e minute, Seube à la 47e minute et Planté à la 94e minute.
Entraineur : F. Dumas
FCGB : Ramé (cap.) - Jurietti, Trémoulinas, Planus, S. Diawara – A. Diarra, Fernando, Jussiê, Gouffran, Gourcuff – Chamakh.
Remplacements : Jussiê par Sertic à la 64e minute, Gourcuff par Wendel à la 80e minute et Gouffran par Bellion à la 86e minute.
Remplaçants non utilisés : Valverde, Cavenaghi, Ducasse et Henrique.
Cartons jaunes : Trémoulinas à la 60e minute, Chamakh à la 65e minute, Ramé à la 87e minute et Sertic à la 94e minute.
Entraineur : L. Blanc.
Résumé du match :
Caen 0-1 Bordeaux
Gouffran (49e).
Pression énorme aujourd'hui sur les épaules des joueurs caennais. En effet, ils ont le pouvoir de décider de leur propre sort, mais aussi du final du Championnat de France : Bordeaux ne doit pas perdre pour s'assurer de son premier titre depuis 10 ans. En face, Caen joue également son avenir, car son résultat doit être au moins aussi bien que celui de l'AS Saint Etienne pour que les Normands restent en Ligue 1 la saison prochaine. Un seul changement par rapport à l'équipe qui s'est inclinée à Lyon la semaine passée : Yatabaré remplace Eluchans pour un système à deux attaquants.
Le match démarre, et les deux kops font retentir leurs chants dans un stade d'Ornano plein comme un ½uf. Les joueurs sont eux prêts à vaincre et à faire triompher leurs couleurs; dans le même temps, ils seront attentifs comme les supporters à deux autres matchs : Marseille – Rennes, et Saint Etienne – Valenciennes. Sur le terrain, les choses démarrent très vite : pas de temps mort dès le début du match, le ballon va d'un camp à l'autre en un instant. La première offensive est caennaise : Deroin sur le côté gauche glisse à Lemaître. Son centre est contré et revient sur Ben Khalfallah qui reprend de volée, mais c'est au dessus (4e). Les intentions sont là côté malherbiste, mais cela suffira-t-il face à des Bordelais ultra-motivés, et venus en terre Normande conquérir leur onzième succès d'affilée ? On retrouve Ben Khalfallah dans la minute suivante, cette fois côté droit, il percute et rentre dans la surface, avant d'être stoppé par Diawara qui s'affale littéralement sur l'ailier caennais. Ce n'est pas l'avis de M. Lannoy, qui laisse le jeu se poursuivre. Jussiê en profite pour mener la contre-attaque, et lancer Gouffran plein axe. L'ex-caennais gagne son duel avec Lemaître, et parvient à frapper au point de penalty. Heureusement, Planté a anticipé du bon côté et réalise une parade qui pourrait s'avérer déterminante. Le public n'a pas le temps de souffler que le SMC est reparti à l'attaque : Une-deux Yatabaré-Barzola, ce dernier centre au premier poteau. Savidan parvient à dévier légèrement le ballon, mais Ramé, au prix d'une superbe détente, bloque le ballon devant Ben Khalfallah (10e). Planté lui rend la pareille en stoppant une frappe de Fernando qui prenait le chemin des filets (13e). Pendant ce temps, Saint Etienne a ouvert le score face à VA : les Caennais sont conscients que le maintien passe par une victoire, et ils s'emploient à mettre en difficulté leurs adversaires. Le rythme du match retombe un peu par la suite, les Bordelais prennent peu à peu l'avantage, et se contentent de gérer. Bordeaux obtient un coup franc à la limite de la surface, mais Gourcuff rate complétement cette occasion de prendre les devants (18e). En face, Yatabaré est le joueur le plus dangereux et la défense bordelaise le surveille comme le lait sur le feu. Les deux équipes se donnent à fond durant cette première mi-temps et risque de le payer cher en fin de match : chacun veut assurer son futur, que ce soit un titre ou un maintien. L'arbitre siffle de nombreuses fautes des deux côtés, preuve de la tension qui règne dans le stade, qui vibre au son des chants, aussi bien girondins que normands. On voit peu Gourcuff, qui reste en retrait par rapport aux deux ailiers Jussiê et Gouffran, qui règnent en maitres sur leurs côtés. Savidan n'a pas de ballons exploitables et ne parvient pas à se mettre en évidence, sinon par ses hors-jeu répétitifs. La frappe effleurée de Fernando fait frissonner Planté (35e), mais le score n'évolue pas. Il le faut pourtant, pour des Caennais qui auront du mal à compter sur Valenciennes pour battre l'ASSE à Geoffroy-Guichard. Mais les ballons récupérés sont perdus trop rapidement, et ceux-ci profitent avant tout à Bordeaux qui joue ses contres à fond. A la mi-temps, le score est insuffisant pour des Caennais qui devront tous faire en deuxième période pour mettre à mal leurs adversaires, au dessus techniquement, mais loins d'être imprenables.
Mais c'est tout le contraire qui va se passer. A peine trois minutes de jeu que Bordeaux obtient un nouveau coup franc dangereux. L'artilleur girondin, Yohann Gourcuff est peu en réussite et décale Trémoulinas sur sa gauche. Le jeune défenseur centre, le ballon atterrit sur la tête de Gouffran qui décroise son ballon devant Seube : c'est dedans ! Tous les Bordelais exultent sauf un : Gouffran lui-même, qui aurait préféré donner la victoire à son équipe face à un autre adversaire que le SMC. Le Stade Malherbe, justement, est en fâcheuse posture. D'autant plus que Saint-Etienne a doublé, puis triplé, puis quadruplé la mise : les Normands sont les seuls maitres de leur destin et doivent passer deux buts à des joueurs euphoriques, qui n'ont pas laissé un point depuis dix matchs. C'est ardu, mais pas impossible. Il faut s'y mettre dès maintenant, Leca l'a compris, mais il frappe à côté (52e). Dumas fait rentrer le jeune Nabab qui va apporter sa fraicheur, un fraicheur déterminante : la formation de Laurent Blanc commence à marquer le coup physiquement. Il se met en évidence peu après sa rentrée : son débordement à droit conduit à un centre au deuxième poteau, sur la tête de Savidan qui préfère remiser vers Yatabaré, mais la défense dégage in-extremis devant le jeune attaquant normand (68e). Bordeaux répond dans la continuité de l'action par Gouffran, qui sollicite son ancien partenaire Planté d'une frappe tendue, mais le gardien parvient à repousser le ballon. Bordeaux tient le score et le club de Jean-Louis Triaud file vers un titre qui lui tend les bras. Les Marines et Blancs laissent venir les Normands pour les surprendre en contre : la tactique est efficace, et les Rouges et Bleus ne parviennent pas à se créer des véritables occasions. La frappe de Deroin (75e) n'inquiète pas Ramé, et la rentrée de N'Diaye à la place de Seube n'augure pas une stratégie encore plus offensive de la part de Dumas. Pourtant c'est bien N'Diaye qui envoie un long ballon dans l'axe. La défense s'arrête, ça profite à Yatabaré qui tergiverse au moment d'ajuster le gardien adverse (83e). Le jeune attaquant n'avait pas vu Savidan qui demandait le ballon au point de penalty, et qui était en meilleure position. Malherbe a laissé passer sa chance de revenir à la hauteur de ses adversaires, et de leur mettre la pression dans les derniers instants de ce match. Cette occasion ne se reproduira pas de sitôt. Les dernières minutes sont des minutes de fête et de joie pour les Bordelais, et de dépit et de tristesse pour les Caennais. L'arbitre siffle la fin du match, les joueurs girondins vont communier leur titre avec le kop qui a fait le déplacement. Le contraste avec le MNK complètement abattu est saisissant. Il aura manqué un petit quelque chose aux Caennais pour se maintenir cette saison : moins d'erreurs tactiques, plus de réalisme, moins de boulettes. De nombreux matchs cette saison ont été gâchés par ces petits détails, qui ont couté le maintient en Ligue 1. Le club saura, on l'espère, tirer la leçon de ces erreurs pour mieux rebondir, et remonter en première division. C'est tout le mal que l'on leur souhaite.
Le résumé Jour de Foot du match
Le résumé long format









